: Folon

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Situation géographique

La région du Folon fait partie du district du Denguélé. Elle est située au nord-ouest de la Côte d’Ivoire et a une superficie de 7 239 km². Elle fait frontière au nord avec le Mali, à l’ouest avec la Guinée et est limitée à l’est par les départements de Tengréla et Kouto, au Sud par les Départements d’Odienné, de Samatiguila et de Madinani.

Bien que située en zone de savane, la région du Folon possède des forêts. La végétation est, en effet, constituée par la savane herbeuse très boisée avec des galeries de forêts le long des cours d’eau (cas de la forêt classée du mont Mandant). Dans la région, tout semble pousser à merveille. Parmi les arbres typiques du nord, on trouve les nérés, les anacardiers et les karités, « arbre miracle » dont le fruit peut se manger ou se transformer en « beurre » qui remplace l’huile et toutes les matières grasses dans les régions de savane et qui est aussi utilisé comme produit cosmétique.

On y retrouve aussi les arbres tropicaux à fleurs tels que les frangipaniers, les bougainvilliers ou les acacias. En outre, deux essences forestières sont exploitées pour les usages en ébénisterie à savoir le Teck et le N’gbin ou le bois de vennes.

Situation démographique

La région du Folon est peuplée de Malinké et de Peulhs. La population étrangère est majoritairement guinéenne. 

Organisation administrative

La région du Folon est assez récente (en 2012).  Elle n’a bénéficié ni des politiques de développement ciblé, ni de l’ancien conseil général d’Odienné, ni des autorités administratives et politiques.

La région comprend deux départements :

– Minignan (chef-lieu) ;

– Kaniasso.

La région compte également quatre (04) communes (Minignan, Goulia,Tienko et Kaniasso), sept (07) sous-préfectures et quatre-vingt-huit (88) villages. Sa population est estimée à 96 415 selon les résultats du dernier Recensement général de la population et de l’habitat, RGPH 2014.

Aspects économiques

La région du Folon est une région dont l’activité principale reste l’agriculture. Les principales activités agricoles exercées sont :

·         L’agriculture de rente : l’anacarde et le coton ;

·         L’agriculture vivrière : riz, maïs, manioc, arachide, bananes plantin et douce, igname, taro, patate ;

·         Les cultures maraichères : aubergine, piment, gombo, laitue, haricot.

·         La pratique d’élevage traditionnel : bovin, ovins/caprins.

Outre l’agriculture, des indices miniers, notamment l’or, ont été répertoriés.  Des prospections sont en cours dans le sous-sol de certains villages de la région, principalement dans les sous-préfectures de Kaniasso, Tienko et de Sokoro. C’est le cas des études menées par l’entreprise « Jofema mineral ressources » dans plusieurs villages de la sous-préfecture de Tienko et Sokoro. Ces travaux qui ont débuté en 2002 avaient étés stoppés avec l’éclatement de la crise et ont repris en 2007.

Les résultats partiels laissent entrevoir de réels espoirs selon la direction de l’entreprise. Compte tenu de l’étendue du périmètre exploré (20 km) et si les soupçons se précisent, ce serait une des plus grandes mines d’Afrique découverte dans ces localités. En 2009, la société minière indienne « Taurian maganeze » avait suspendu ses activités d’extraction du manganèse dans le village de Ziémougoula (Département de Kaniasso) suite à un litige qui l’opposait aux villages riverains du site d’exploitation.

Aspects sociaux

La région du Folon a un riche patrimoine culturel avec les danses traditionnelles locales :

·         Le n’zolo : les danseurs sont habillés avec les fils de sacs (en plastique) et dansent au son de tam-tam, filles et garçons en se couchant par terre.

·         Le yagbale djidounoun se danse au son d’une calebasse renversée dans une bassine d’eau et est pratiqué par les femmes.

·         Le donzo-goni est la danse des chasseurs (donzo), exécutée par les initiés au son de la kora joué par un donzo.

Sont pratiquées également des cérémonies traditionnelles majeures des autochtones :

·         Le Konnzi qui est un rituel organisé par les chasseurs « donzo », un an après le décès de l’un des leurs.

·         Le Kolakéri un autre rituel organisé une semaine après l’excision d’un groupe de jeunes hommes, cette pratique se fait rare car interdite par la loi, elle est cependant pratiquée maintenant à l’enfance « quelques jours après la naissance.